L’autre

La phrase du jour

Etre en paix avec soi-même c’est ne plus désirer

4.09.17

Elle filait jour et nuit c’était son gagne pain comme l’araignée filait sa toile comme les étoiles filaient comme le temps filait et comme lui filait n’était jamais là mais elle ne voyait pas son absence ni l’araignée ni le temps ni les étoiles elle n’était que poésie des gens qui filent au travers le parallèle des jours

La télé venait d’être installée dans la grande case du village de la réserve de cette Amazonie vert poumon du gros fumeur noir des fumistes politiciens et autres entrepreneurs cancérigènes. Il avait vu de ses grands yeux noirs ses cheveux noirs sa coupe raz le bol et sa plume joyeuse. De retour il fit comme à la télé et cueillit la plus belle fleur qu’il trouva et l’apporta à elle. Il avait l’air con du mal chaussé dans son pagne érectile et elle n’y compris pas le message subliminal. L’Amazonie n’est plus ce qu’elle était. Elle n’a pas souvent Eté n’ayant pas de saisons à son actif.

La phrase du jour

La mort l’oisiveté l’ennui réconcilient la vie.

Proverbe chinois Il vaut mieux apprendre à pêcher que de donner un poisson mais il n’avait plus l’usage de ses bras et trouvait ce proverbe amer.

31.08.17
Le système millénaire des castes hindouiste virulent système social stable adapté comme un gant avenir de l’homme castes prêtres au firmament guerriers prêts aux morsures commercants nourriciers intouchables nourriciers dilution violence les bactéries sédiments de la misère crasse de la crasse malade ruelles pluvieuses écoulements égouts air libre des esclaves des bas fonds de la caste les rats combustibles des energies laborieuses combustible d’un travail incessant de mortalité fleurissante dans la fleur de l’âge d’il n’y a plus d’âge à retourner les poubelles à colmater le tissus productif à bon marché à pas de prix au prix du rien souffrance dans l’indifférence intéressée le système fonctionne stable immuable. Les castes des cimes et les castes des intouchables se respectent s’admirent des que ce doit être beau près de Dieu des Brahmanes les des cimes de l’aisance oisive des prêtres des dominants et comment font-ils pour ne pas se révolter ceux des racines qui se ruent dans le rien qui se meurent dans les rues la classe des castes intouchables bénite des Dieux Brahmanes la parfaite équation de système éprouvé milenaire stable milénaire d’un avenir incontournable. Implosion de tout autre système d’exploitation

Il bénéficiait certains jours à la pensée interdite parmi tous les couloirs de pensées était le plus convoité. On y passait au dessus ou au dessous mais seuls les tenant du diocèse de la putréfaction bien heureuse pouvaient y avoir accès. On y côtoyait les rouages des décisions politiques et religieuses rouages indissociables du ciment social le fil conducteur des visions à court terme

La phrase du jour

Faut se passer de l’avis des autres ça ne fait que renforcer nos doutes.

Les non dits se taisent et ne parleront plus passeront le relai aux lettres muettes. Quel silence perturbé par le vols de mots qu’on ne retrouvera pas, du clichés pièces à convictions. Lourd du silence des sens. Murmures juste autorisés à condition et sous réserve du mot de passe. Ça se voulait passe partout mais personne n’y croit. Les analyses montrent un taux d’alcoolémie hors normes.

20.08.17

Il lui a fallu tellement de temps pour domestiquer le petit bouton pourtant elle l’avait initié on long en large en travers en parallèle en diagonale le chemin le plus court excluant tout subterfuge missel mi raisin des cantiques rabajoits mais décidément il n’y arrivait pas même qu’elle disait tu vas chercher de l’eau dans le puits d’à côté puis reviens l’arroser mais il n’y arrivait pas il comptait les boutons pour s’endormir elle le réveillait revenons à nos boutons qu’elle susurrait mais du doigt timide tremblant bandant il partait à sa recherche mais comme dans un cauchemar le bouton se déplacait au moment du toucher on se cachait sous une petite et grande couverture.

ll l’a fait oui il le fallait le chemin de Compostelle le compost des enfoirés du cervelet du baptême de l’inutile passage initiatique vers l’inutilité long parcours semé d’embûches des Noël pénibles chez les autres des cloques sous les pieds et les ampoules éteintes dans la tête court circuit neuronal pour ce qu’il en reste du reste des restes de Noël il en reste toujours trop ou pas assez.

La phrase du jour

Pureté des jeans délavés déchirés produit d’enfants de l’esclavage déchirés de l’enfance pure et simple pour les enfants de l’insouciance de l’oisive banalité

Elle porte ses jeans délavés déchirés d’où fument les effluves d’hormones les mecs s’y collent mouches ivres de la reproduction immédiate la joie de pondre d’autres enfants porteur de jeans délavés déchirés

Elle marche sur des échasses au dessus du doute elle est certitudes visions aveugles du réconfort carnivore de l’immédiat bouffeuse du premier degré assoiffée de reconnaissance égo fleurissant d’un nombril mal cicatrisé elle est energies bonheurs evanescents directive entrepreneuse première de classe artiste miroir du miroir artiste sans y toucher bref le bonheur pour elle l’ennui pour les autres.

10.08.17
la mort au chevet d’un regret une petite chaise blanche
la mort au chevet de l’ennui une petite table blanche
la mort dans son simple apparat sans chichis par laquelle on passe comme de si de rien était en faisant semblant en dérangeant le moins possible comme si on ne faisait que vie passer
la mort dans l’âme. La mort l’oisiveté l’ennui réconcilient la vie.

Les bonnes manières ne sont pas les manières des bonnes. Pensée Victorienne

La « médiocrité » vue des collectionneurs connaisseurs des valeurs artistiques qui ne la cotoieront pas. Inspirantes des peintres la médiocrité populaire ne fréquente pas les musées. Renoir était « médiocre populaire »

je n’ai pas encore vu un Japonais Chinois Russe Amerloques dancer la Java bouffer les andouillettes se gorger de pieds de porcs, ces cochons. Je les entube pour savoir s’ils ont l’art de puer ou puent l’art… les innomables cons. Qu’ils viennent pas faire chier les Renoirs Van Gogh Toulouse Lautrec et autres mais qu’ils  produisent leur art du hara kiri ra bien qui nous fait rire  à la vodka bourbon qu’ils éructent les jets de sang de leur vente d’armes ou autres bouseries sur une toile blanche et l’exposent chez Sothbey mais qu’ils nous foutent la paix. Acheter l’art et l’art d’acheter ces déchets des temps éternels modernes.

l’art appartient aux artistes la médiocrité aux collectionneurs aux spéculateurs les ceux gangrénés des méninges gangrénés des €… les innomables cons. C’est mauvais mais faut que ça sorte. Ces filaments touffes de cheveux bouchant les canalisations de ma gorge. Je dois tirer doucement les premiers filament doucement jusqu’à ce que la touffe vienne franchement de ma gorge obstruée les cons libérer l’espace respirer de nouveau, ces cons je ne les supporte plus. Spéculateurs Colonels Dictateurs Papes et autres allez vous faire foutre mais vous serez toujours là telle la Rage les Poux les Vermines vous êtes indissociables de l’évolution vérolution révolution révulsion et autres

Il constatait l’indifférence des autres à son égar et que leur seul intérêt fût à ce qu’il s’intéressasse à eux

2.08.2017
Pensée archaïque volubile destructurée
oui je l’ai fait ce geste des bas quartiers des revues de salles d’attente des polars délavés canon froid lisse sans scrupule sans ampathie entre mes jambes tristes tropiques moites chaudes transpirées dans la jungle la mangrove et le barrilet chargé oui ce con l’a chargé comme je le lui ai demandé mais il aurait pu il aurait dû désobéir pour une fois ce lâche chargé de six balles c’est beau les balles 9 mm brillantes cuivrées avec le bout rose comme une bite jouit 6 spermatozoïdes qui ne trichent pas le premier qui sort gagne pas comme ces millions qui se tapent sur la gueule s’engueulent se coudent à coudent surnagent s’asphyxient et que le plus fort gagne c’est pas le loto pas le hasard toujours le plus fort qui gagne comme après dans l’âge transversal, toujours le plus fort partout sans cesse grande gueule, con comme un abat jour qu’on mène à l’abattoir et qui le couinement strident du cochon
je vous et vous me on se regarde par cette vitre épaisse du vivre sans son mes lèvres parlent sans comprehension mais vous me voyez bien de l’autre côté pour ceux qui le veulent, pas les aveugles du coeur ni les rois borgnes il y a beaucoup de monde dans l’église du beau monde même dehors et tous ces cons que j’aimais ou plutôt que j’aurais aimé qu’ils m’aiment ces 6 cartouches reviennent mouches ne me lâchent pas insistent reviennent tissent le cauchemar je sens monter la vague le tsunami ça m’a toujours fait penser au tiramisu c’est drôle me tirer dessus même dans ces instants j’ai de l’humour et il en faut une sacré dose et si t’en foutais du sacré où je pense et toutes les bondieuseries avec ça fait un peu beaucoup quand même mais quand il y en a pour un il y en a pour 6 ils ne me lachent pas les enfants l’église le discours les vagues scélérates oui je suis morte je me suis éteinte  pour être plus classe j’ai tiré la lumière j’ai tiré une seule balle j’ai même pas eu mal le mal c’était avant la balle  d’une vie vibrante d’artiste en mal d’amour en mal de vie enfin d’artiste de la lumière qui soit et qui fut si belle je n’aurai pas assez de larmes

un tien vaut mieux… le laisser s’envoler dixit le canari en cage chanter siffloter s’égosiller  manger boire dormir …que deux tu l’auras toujours derrière les barreaux et de quel côté

Mauvais je le vaut bien
Oh la vache de cerveau
J’ai décidé de prendre
un marteau pour le piano.
un silex pour le sexe
une brosse à dent pour  le chant

Elle aime en moi ce que je ne suis pas… j’aime en elle ce qu’elle aurait pu être

29.06.2017

Tout l’monde s’en fout de c’que tout l’monde écrit Tout l’monde s’en fout de c’que tout l’monde publie et moi j’men fous que tu sois partie par ce bel été de pluie

Giovanni et famille pénètrent dans l’église Giovanni vient d’exécuter la famille de Benito le pack complet enfants vieillards inclus Benito réfugié dans le maquis Giovanni lave le sang de ses mains dans l’eau Bénite puis se guérite confesse. Padre tremble Giovanni absous retourne à ses affaires après une grappa et quelques avés sous le tilleul de la place Fontaine comme l’écrivain il y a bien une fontaine. Padre se saoule comme tous les dimanche du reste du vin de messe puis comme tous les dimanches soir va à fesses du village voisin. Tout se sait tout se tait. C’est le jeu de l’élastique. Ça n’a pas de sens

Plus que l’art qui fasse bander anorgasmique à mort gaz nique des anges (facile) mordre orgasme de l’or pur tâché du sang vaincu pré colombien l’art d’en haut  légers frissons visions joies peurs l’art d’en bas résiste souillé fort robuste brut boire cul sec joies pleurs tableau tâches de couleurs enfer coït enfer joie illuminations court circuit tout s’éteint. Ça n’a pas de sens

Gloires dépressives gloire gloire gloire fontaines fontaines heureuses dépressions la neige fraîche qui craque sous les pieds le sable chaud qui glisse sous les pieds gloire la voix qui parle seule gloire avé foutaises splendeurs pleurs solitude solide solidaire solo solo avoir mal ou ça fait plus mal colmatage bricolage ça fuit de partout boucher les trous  les mains trop petites gloire funambule faut suivre survivre le non sens unique solitude. Ça n’a pas de sens

28.07.2017

Mauvais je le vaut bien
J’arrive pas à pondre le premier degré je chausse du 41 c’est trop petit je prends mon pied plus à l’aise dans le deuxième
Branle moi de combat.
Tu as un delirium très mince vraiment petit
le n’ego spirituel des petits
Tu prends la frite du sud
Pour une terre arable
Rien n’y pousse que le désert
Et t’aura pas droit au désert ce soir

J’espérais les choses claires entre nous mais avec mes doigts trop courts pour l’écrire et mon bras trop petit pour atteindre la lumière, alors…  peine perdue âme en peine perdue

Cours tantrique avec Maurane
Un cours de dessin tantrique tant va à la soupe qu’à la trique
Lassée des voyage parmi tant de triques (facile) fallait réinventer le coït, se passer des pénétrations précoces les écorces les corses pour ne citer qu’eux des cunnilingus abscons des fellations absconnes des zones érogènes sans-gênes. Simples caresses des zones érogènes laisser couler les gènes le recul des gênes et vas-y que j’te recule. Vulgaire

Trop complexe éperdu, Jan sort prendre un deuxième café à l’extérieur. Il aurait pu sortir à l’intérieur mais trop compliqué et de nouveau abscons.
Oubliant ses souliers  il monte la colline en chaussettes au bistro d’en haut.
Plus de café il descend de l’autre côté de la colline, contourne la colline se perd et Maurane avec. Demande au bistro du coin la direction du retour, la sommelière ne sait pas lui demande d’où il vient et me propose d’aller où je veux, drôle de réponse absconne, c’est comme s’il n’y avait pas de présent ou que nous n’étions pas présents. Comme si Jan était moi ému. Elle me met dans la main deux fois 10€ d’un client qui est parti sans prendre le change
Je n’arrive pas à lire le gps ne reconnaît pas ce qu’il affiche et la batterie est à bout  à bout sommes perdus sans tabous. Nous  nous trouvons en bord de mer les vagues traversent le muret nous sommes complètement trempés. Moi qui ne voulait pas mouiller mes chaussettes
Nous quittons la plage et pour rejoindre la route passons par une maison basse blanche aux boiseries bleues la seule des maisons alentour dont une porte est ouverte. Malgré la beauté du site étrange endroit. Omettre les virgules rend les phrase éthérées des sens. Nous nous trouvons dans une petite chambre avec trois réfugiés et un bébé. Deux noirs et une blanche qui nous tend son bébé. Nous passons dans le couloir où sont entassés plusieurs hommes et femmes noirs ou nègres sais plus comment faire le ménage des susceptibilités. Semblerait qu’un noir qui s’assume se veut nègre et qu’un nègre que ne s’assume est un noir défini par les blancs. Nègre est le terme exact dixit land wiki va à la chasse d’eau investi le futur « En français, le substantif a pris avec le temps une connotation péjorative qui est remise en cause par le mouvement de la négritude. ». C’est vrai ? Un d’eux vient vers nous. Une vraie baraque. Je lui demande la sortie me répond qu’il n’y en a pas. Alors je me dirige vers la porte d’entrée, mais il m’empêche de passer. C’est une porte d’entrée vous ne pouvez pas sortir. Je sens l’arnaque, je sens l’ail de midi remonter la pente. Il me transmet le sentiment virtuose de son sort pas d’issue de son sort cul-de-sac.  D’ailleurs il a un beau cul malgré son sac (facile) Il nous prend par la main et nous enferme dans une toute petite pièce où végètent   deux personnes méconnaissables vu la moisissure. Panique à bordel. Quelques instants passent l’impression de jours puis nous sommes introduits dans la pièce d’à côte. Un homme et un femme blancs s’affairent des papiers partout un capharnaüm. Ils nous laisseront partir au prix de 300€ chacun préparent les documents de sortie. 600€ !!! Je gueule, mais devant la présence de tous ces yeux vers luisants qui grouillent ces cafards aux regards ces moisissures nous payons et quittons ce lieu. Nous gardons les documents on ne sait jamais pour l’école des petits.
Nous sommes encore trempés et moites. Nous allons dans l’Hôtel le plus proche. La princesse doit venir et nous voyons déjà sa soeur et son amie
Je veux simplement rentrer chez moi mais tout a l’air compliqué et je suis fatigué. Nous faisons l’amour standard, plus le courage pour le tantrique, pour passer le temps et c’est très bon comme ça.

26.07.2017

Elevé dans le culte de l’autre, je me suis toujours senti inférieur. Elevé dans le culte de l’autre côté j’aurais pu me sentir supérieur mais j’ai été dirigé dans l’autre sens, le non sens. Inférieur au premier de classe au génie civil au politicien véreux au golden boy à la cow girl à ceux des certitudes aux dictateur des solutions simples voire finales,  au pouvoir de la voiture du voisin, de la femme du pharmacien à mon n +1 et à leur somme série infinie liste interminable. J’en suis devenu l’esclave à en devenir l’esclave de moi même. Après des années boursicotées dans les psycothées j’ai remis les compteurs à zéro voire à -273,15. Eliminé l’enfer c’est les autres. Sauf pour moi toujours esclave de moi pire, se sentant inférieur à lui et je ne parlerai pas de Lui. La question étant comment se débarrasser de soi même, du soi du lui du moi le choix déjà difficile au départ. Le quel prendre. Je pris le moi me sentant plus proche de lui. Entouré d’un peu de soi naturel pour les âmes sensibles. Fallait encore choisir dans quel mois.
Je procédais par élimination. D’abord le pluvieux voire le moins jeune de peur qu’il moisisse qu’il ne maudisse et consente surtout l’odeur épouvantable. Egalement le moi le plus froid dangereux ne pouvant le congeler qu’une fois et sans foi il bactérie au dégel surtout que les congelés c’est pas ce qui manque. Le moi chaud humide sans moustiquaire trop horrible à décrire. Reste le chaud sec celui que je préfère. Peut être le plus léger à quitter. Je me décidai à la procédure ISO exit bien documentée… Fallait lire quand même ce qui retardait l’élan naturel. Je me trouvai donc à l’arrière de la barrière de devant du pont et du pond (Tintin) et vas-y que je te ponds debout et le vide. Je me tenais moi et moi-même par la main. Fallait compter jusqu’à 4 et là j’ai pas pu. Il y a toujours un qui triche et je n’avais confiance ni en moi et surtout pas en moi- même. Après concertation nous sommes descendu du devant de la barrière arrière et rentrés promettant de tout faire pour se comprendre une fois pour toutes au delà des susceptibilités, ce qui m’a fait gerber pendant tant d’années et le reste à suivre.

Le suicide, la nanoseconde du choix, l’incertitude. La certitude, la nanoseconde du choix pour éliminer l’autre. J’ai toujours eu un faible pour les suicidés sans pour autant savoir ce qu’ils en avaient pensé après coup d’assommoir, et en détestation pour les certains  de certitudes dont je connais toujours d’avance la pensée. Dieu a toujours défendu les oprimés les exclus les exploitants les exploités  les miserable les opulents les border line les  out of control tout le bordel quoi… et détesté les faiseurs de bondieuseries les politicards des apnées clergé-istes les architectes des cathédrales aux idéaux phalliques les autruches ensablées qui pensent par leur culs déplumés

Il y a une flèche en bas de la page qui permet de descendre et voir le premier et une flèche en haut qui permet de monter et voir le dernier surtout  quand on se lève à des heures pareilles.

L’espace tendu le temps en recherche les façades cisaillent l’espace
La fenêtre et 2 personnages le cadre trop petit déchiré la toile se voiler la face Rachida datait

Elle est émue et moi je mue (facile)
Je reviens je reprends le rythme. R&B la bière de 18h00 la bouffe de 19h00 les nouvelles de 20h. Sans oublier la serpillière neuve pour ramasser le sang des nouvelles impropre au boudin. C’est tellement pas bon.

Nouméa. Le paradis, l’enfer du décor et les autres qui débarquent par milliers graisses en laisses absences autochtones. La Du Barril les fesse à l’air la plage le sable blanc très très fin le rhum un coup de punch chaos le soleil. Les cocotiers goût de misère heureuse dénuement folklorique du j’y étais à capella  authentique du ils sont cool ils n’ont rien ou si peu qu’ils partagent ce qu’ils n’ont pas c’est ça  la vie  qu’ils disent le bonheur. A suivre la montée des eaux. Plein le cul de l’authentique.

Déambulez le paradis est complet. Allez en fer merde il est complet.

Un couple qui ne se trompe pas n’est pas un couple. L’adultère en manque d’air. Je me suis beaucoup trompé et beaucoup trompé dixit Eustache et sa moustache balayeuse des préliminaires chattes en mal des finish

Les jus des fruits de son corps l’infirmité du temps amoindrit les ailes de l’ancre me retient je ne peux échapper à elle qui s’envole de moi
Les deux visages le doux visage de l’art au milieu du brut.
Écarter les visages humer la naissance le brut hormone Dieu est fermé.
N’arrivait pas à rentrer dans le cadre
Il connaît la finesse de l’élégance mais ne la fréquente pas

Jérôme Bosch
la tentation, le purgatoire, les corps s’enlacent se délaissent se dessalent s’adoucissent se bio dégradent se ressaisissent.
La tentation selon Salvador Dali, (Salvador daqui pros brazucas da Bahia), la découpure du temps algorithmes pondus. Qui de l’oeuf et de la poule ? Déstructure de pixels mous. Flamenco espagnols, flamandes belges roses grosses joufflues…
Elle aime en moi ce que je ne suis pas… j’aime en elle ce qu’elle aurait pu être

La pièce n’est pas très grande un ancien restaurant réaménagé. Le bar s’active. Chaises éparses petites tables des bouteilles de jus de fruits de limonades des tasses de café. L’ancienne cuisine transformée en pharmacie. Les médicaments tassés dans des étagères débordant s’amoncelant parterre. Il fait agréablement moite. Une longue queue bigarrée couleurs vives attend. Ou plaisante on sourit voire on rit voire gorges chaudes. Cheveux noirs aux larges boucles, visage rond jovial le parler doux et chaleureux Edouard s’affaire au contrôle des quelques ordonnances et pratique également les diagnostiques. Brillant chirurgien plastique suite à un mauvais remodelage d’un sein droit d’une fesse gauche, radié du corps médical. Déjà mal en point il atterrit dans ce coin de Polynésie d’un tourisme à plusieurs vitesses, d’un système social à dérailleur. Cul de jatte d’un bête accident de moto qui aurait dû faillit être intelligent  il conservera sa force de vie intacte. Il épousera Ursule une polynésienne débordant de kilos de joie, gentillesse et autres. Outre son architecture sa force étonnante. En privé, n’osant pas le public, elle porte Edouard comme une mère sur sa hanche gauche. Edouard adore. Dans la pharmacie elle sert les boissons distribue les médicaments. Rejetés par les calédoniens blancs et les mélanésiens colorés, restent les inclassables dans la queue colorée qui attend. Finalement ce système plus convivial et efficace que les ONG plaît à tous, supprimant de ce fait les mauvaises consciences. Ils vivent de dons en espèces ou nourriture. En ex chirurgien high tech Edouard avait un confortable matelas en banque. Arrive enfin le tour de Jean
Faut dire pour être bref, en Nouvelle Calédonie les blancs détiennent, les caldoches descendants des bagnards retiennent et les mélanésiens le reste.
La compassion la passion du con

Mad Max usine de Nickel Valé Goro brésilienne, piscines acide sulfurique, routes couleur minérale ocre rouge, eaux lagons turquoise, vert végétal
D’un père minier de Lille, le soir visage charbonné, poumons silice tapissés rire guttural litron de rouge. Le regard silice vitreux, était-ce tristesse désabusée ou plaisir fataliste il ne le sut jamais.
L’appel de l’usine de Nouméa réminiscence de l’enfance se jeter dans les vapeurs sulfureuses les jets d’acide les fumerolles étouffantes, la gorge aux piquants étouffés il se savait une vie rétrécie mais n’en avait cure. Il lui fallait dépoussiérer l’atavisme, finir dans le linceul paternel. Nouméa l’araignée turquoise des lagons rêves acides douceurs tropicales. La fenêtre du temps se figeait lentement.
Midi la cantine le rouge encore le rouge le soir retour esprit retors le baraquement le lit la télé il fait moite il fait moustiques elle les yeux mi-clos la télé le rouge encore le rouge surtout le rouge à lèvres des paroles s’enchaînent se déchaînent les jours se rembobinent défilent tout s’arrête la bobine tourne à vide la bande détachée claque claque le couteau
Le cul est ce qui reste quand on a tout oublié, moins on en a plus on l’étale, moins on s’éclate plus on parade.
La poésie de la limite la limite de la poésie.

Dans ses profondes pensées il y est tombé il s’y est perdu il s’est pendu.

Dans son lit les yeux ouverts vers le plafond il rêve le goût des fruits la douceur des gens la mangrove la forêt tropicale les perroquets multicolores la barrière de corail les bananiers l’alcool des femmes surtout celles des autres rhums la salsa salades la samba l’appel du désert et la rose des sables bref son pays. Il se demande de plus en plus s’il pourra y revenir au pays. Ici il a un deux trois pièces cuisine toilettes. Mars là bas ? Puis il ne supporte plus la misère, surtout celle des autres il ne veut plus voir ces enfants dans la faim. Ils n’ont rien fait. Le péché originel ils l’ont appris où au couper de l’ombilical ? Certains diront qu’ils sont nés au mauvais moment au mauvais endroit  »lose lose » « perdant perdant » le « ‘win win » sera pour une autre vie ou pas. Les castes permettent de détester les misérables, cracher sur les misérables, baiser les misérables sans scrupules avec les sourires BolyWoodiens

Et toi que fais tu ? rien ma conscience s’en charge.

16.05.17

Jan contemplait la mer de sa terrasse. C’était le moment qu’il préférait de la journée. Une petite maison blanchie à la chaux, les boiseries peintes en bleu. Au bord d’une crique sable blanc et tons de la mer passant du vert aux bleus.
Il repassait sa journée comme chaque soir.
Debout à 7h il se presse son jus d’orange et va couvrir ses 5km sur le sentier longeant la mer. Un petit déjeuner copieux suivi d’une demi-heure de yoga.
Le voila en forme pour sa première cliente. Dix heures précises elle sonne et entre dans la salle d’attente. Hélène n’est pas comme coutume de dire un canon mais plutôt une beauté revolver ce qui est beaucoup plus rare et par là étrangement savoureux. Les torsions figuratives picassiennes, fulgurantes daliennes présument des mêmes distorsions. La beauté se fout de la beauté. Un instant de beauté à la rigueur. Timide extravertie, un piment de plus à son étoile, Jan la dévisagea. Curieusement mal à l’aise il la fit entrer dans son cabinet. Gêné ne savait plus comment s’y prendre. Habitué au défilé de nymphes qui venaient prendre les cours de sexualité appliquée, se sentit démuni. Pourtant ses munitions étaient et devaient être opérationnels à tout instant selon les exigences d’Amazon Landia.

Il fait fin d’après midi et elle m’a quitté. J’étais un salaud oui je l’avoue. A force d’aller à confesse je me suis perdu dans les uns et le autres. A sa place je serai parti avant. Je l’admire. Mais je ne me confesserai jamais, confesse ne m’absoudra pas. Même que je ne me confesse pas moi même pas confiance.

Sur un bateau s’emmerder est un art majeur.

Il fait chaud, mais pas encore les chaleurs d’été. Les chiennes en chaleur ont très chaud, pas un arbre à se mettre sous la dent, derrière les molaires.

Je grimpe les sentiers arides bordés d’oliviers et figuiers parfumés comme déjà mentionné et me voit d’un coup projeté dans le désert. j’ai soif très soif, bouche et gorge sèches. Harnaché d’une combinaison de camouflage aux couleurs beige et vert pareilles à celles à la mode, qui font fureur, portées par les adolescents en mal d’hormones. Un sac à dos lourd, un casque vert brûlant un fusil d’assaut des bottes épaisses des grenades qui pendent comme des couilles, des jumelles qui se ressemblent comme une gouttes d’eau, j’ai tellement si soif… Je pense l’eau, de là, plutôt de là bas au prochain oasis et saute sur une mine. Quel drôle de nom ! Les jambes arrachées la douleur ne s’étant pas encore réveillée car j’avais mal dormi la nuit passée, un peu sonné ne comprenant pas très bien ce qui se passe, j’me dis  » tu ne dois pas avoir bonne mine » et me mets à rire la bouche dans le sable, pas commode. La douleur se réveille. Faut que je dégage pense-je pour la fuir. Qu’est-ce qu’on peut être con dans ces rares moments privilégiés. Activant mes coudes j’avance certainement trop lentement car la douleur me suit. Salope !
Une petite baraque devant laquelle une famille me regarde indifférente. Ils ont l’air humble des pauvres. Mon regard se voile. Les vaches, c’est pas parce qu’ils sont pauvres qu’ils peuvent pas me donner un coup de main ou de pouce, j sais plus l’unité du lieu. Et paf une roquette s’abat sur eux qui disparaissent du paysage, mais me broie le bassin. Là je suis foutu. Serein je fais un rapide flash back (retour en arrière) de ma courte vie de vingtaine épanouie. Je me réveille en sursaut en sueur des hoquets d’angoisses. Putain de cauchemar. J’essaye de me calmer, m’assoupit puis d’un bond cours empaqueter ma femme et mes enfants. Faut quitter ce lieu sordide infesté de dictats d’insectes de tensions de bagarres de coups fourrés. Faut qu’on s’tire ailleurs. Première agence du coin, premier avion du jour, nous décollons. J’avais juste demandé un coin pacifique n’importe lequel. Ce produit est complet m’a dit l’agence du coin. Alors nous avons opté pour une des rares îles du pacifique si ce n’est la seule qui ne soit pas en guerre, chrétiens versus musulmans. vieille, très vieille rengaine toujours d’actualité comme s’il fallait se taper sans cesse sur la gueule. Belle île en mer, nous y resterons. Des fleurs nourricières des plages sauvages. Et je me réveille de nouveau. Il est midi Dr Schweizer et maman râle. Tu dois te presenter au service militaire goures toi tu seras en retard… fin merdique des mers dites paresseuses

1 juin jeudi
Une ville comme les autres pas plus conne pas moins conne juste une ville comme les autres. C’est là qu’il est né avec le boulanger du coin et ses croissants qu’on voit pas ailleurs et le boucher des côtelettes juste juteuses qu’existent nulle pas ailleurs et les souvenirs d’enfance uniques. Et comme toujours faut écouter en boucle les pleurs du passé. Chiant à mourir. Le respect quoi.
Il supporte plus la connerie des autres surtout la sienne. Le baiser surplombe les langoustes servie matrone épaisses vaïnés fleuries palmiers tresses fleurs d’amour champagne la transparence du rivage le bonheur arraché des séries imberbes
Il faut du super génial du ouf faire l’authenticité des riches qui crient misère des miséreux qui crient dans le vide faire les îles et tout le reste pour finir se faire foutre en apnée coralliennes poissons perroquets répétitifs. Raz le bol… Le paradis c’est les autres Rimbauds de l’air distorsion. C’était super génial. Je vous le recommande .
Vide la cervelle essore les mega giga tetra pixels.
D’une famille en décomposition avancée en instance de recomposition des demi frères des quart de soeurs ça déborde

Bungalow liquide recul faut se les faire.
Malheureusemnt il est or avant d’être enterré

20h du porc sauce vin et les légumes grecs incontournables. La serveuse, j’adore les serveuses, belle comme un orage espagnol exporté en Grèce me propose un demi de blanc, ce blanc qui se boit comme de l’eau. Je la regarde me voyant la boire en vin blanc qui se boit comme de l’eau. Belle noireaude elle me touche l’épaule  en me parlant, ce soir dit elle faut admirer la pleine lune, lune de miel grec l’une éprouvée végétative, l’autre de peuplade sodomite stalactites stalactbites qui se dressent stalactmites. Suis je bien là ? je ne suis plus le déroulement du romantisme grec. Elle me dit que je dois prendre un bain de mer levée de lune. Je me présente en « poor lonesome old playboy » ce qui la fait rire de politesse et moi je caléidoscope de polyfesse à monofesse. Je con fesse ma vacuité dans l’espoir de la voir goger gorges chaudes et profondes aux abois en mer lunesque à mes côtés. Peine perdue. Rencontre de type improbable. Improbable
Je t’en foutrais de l’improbable. Vois tu la théorie de l’improbabilité de Pascal que ça te Blaise ou pas. Je lance les dés désirs de Dieu et me dit qu’il y a une improbabilité probable qu’il n’existe pas ou une probabilité improbable qu’il existe. D’après Albert Dieu ne joue pas aux dés (désirs dixit correcteur ortho). Et mon cul (culture dixit correcteur ortho) alors ??? J’adore le correcteur ortho. Après la première nuit sur Petilou à l’ancre, légère brise, température clémente, puis le glouglou borborygme crachotant de la cafetière italienne du matin, je me sens. Bien ou pas j’sais pas encore. Ça viendra plus tard. Une tendresse pour le café et son odeur, disons plus joli, son parfum.
12h invité par Romain (Romarin dixit le correcteur, ce qui lui sied) je me retrouve à découper voluptueusement (dixit cette fois Romain) des oignons concombres tomates pour ce qui sera une délicieuse salade grecque sans feta gréco-romaine (dixit Romain). Pendant ce labeur mon regard se pose sur un autre bateau où se prélasse le couple d’italiens vus qq jours auparavant. Au paravent du bimini ils sont beaux. Lise et Antoni peut être. Elle, enveloppée, plutôt très enveloppée, ayant bien calé ses débordements dans l’angle droit de la banquette du cokpit regarde un film sur son Pc. Lui, la peau sur les os et protubérance de pace maker sur le thorax, sourire doux aux yeux bleus plantés loin, très loin, genre objectif déréglé, a ce regard vieux délavé qui ne voit « rien », certains diront « tout » les philosophes n’étant toujours pas d’accord sur le propos, fort heureusement d’ailleurs.
Et là mon esprit part. J’ai toujours la crainte du non retour, du cul de sac.
Premier plan, Lise assise aux Assises, en pleurs, pleurs discret d’une âme profondément pieuse et sincère. De ces grands mères qu’on veut enlacer, embrasser.
– Les jurés ont décidé à l’unanimité votre culpabilité pour meurtre de votre mari avec préméditation. Les médecins légistes sont formels vous avez étouffé votre mari en lui bouchant ses voies respiratoires de votre sein droit. Vous saviez qu’il avait une assurance vie fort importante qui vous reviendrait en cas de décès.
Se sentant faiblir, le regard vide, livide, Lise revit en flash back ses derniers instants en compagnie d’Antoni. Leur rencontre avait été un coup de foudre. Beau comme une série américaine. Ils avaient passé une vie à construire une vie. Sans enfants ils s’étaient progressivement soudés l’un à l’autre en un. Ce jour là ils s’étaient promenés en bord de mer dégusté des glaces, les italiennes, les meilleures au monde qu’ils avaient coutume de dire. Puis s’étaient assis sur le même banc de bois au pied de la falaise blanche (y en a qui sont pas blanches ) coiffée d’un gazon vert (y en a qui sont pas vert) et comme tous les soirs d’été attendaient le coucher de soleil. Particulièrement flamboyant cette fois. Très émus et sans maudire comme le font si souvent les vieux, ils rentrèrent chez eux en se tenant par la main.

…plus de batterie… suite demain…

Dans la cuisine petite propre aux senteurs javel elle lui prépare son plat préféré qu’elle lui a servi la première fois il y a si longtemps. Le temps n’ayant plus la convenance d’autre fois.
Rose d’émotion elle lui apporte son assiette. Lui son regard se voile d’émotion. Émotion oui un couple d’émotions.
Puis se déshabillent, elle, ses dessous brodés fleuris, pose son « origine du monde » parfumée sur lui et le taquine doucement. Il se sent gonfler comme si le temps s’était arrêté. Le rythme s’envole, elle aux gémissement lui aux râles, le temps du plaisir si long, ils se tiennent retiennent s’enlacent, ne se lassent, se délassent. Ne se délaisseront. Ils s’ouvrent puis se rétrécissent et doucement elle le recouvre. Un dernier râle bref les lèvres accrochées à son sein droit et ils s’endorment. Il ne se réveillera pas.

La mise à l’eau est toujours un moment émouvant.  Voir le bateau en l’air rêvant de prendre son envol de goélands puis se poser doucement dans sa méditerranée tel un manchot qu’aurait voulu mais qu’a pas pu. On aurait toujours voulu avoir ce qu’on a pas jusqu’au jour où enfin on a ce qu’on ne voulait pas.

Ce soir et comme chaque soir je demande à ma charmante serveuse les plats proposés. Je me l’attribue rêveusement d’un droit de cuissage non cellulité. De l’agneau me dit elle. Puis se reprend et d’un geste circulaire de la main caresse son ventre « bandante ma non troppo » et me dit
– tout ce qu’il y a dedans.
Adorable. J’imagine un cuistot 5 * présentant sa fricassée de la sorte à des clients dont la congestion faciale ferait fuir les rats les plus coriaces.
Mais moi, oui moi, digne fils d’une normande dont le premier bain fut de la crème et du beurre, défenderesse des intérieurs tripaillers je me plongeait dans l’entraille des entrailles de ce plat typiquement grec. Délectation suprême dans les pourtours de foies ni lois, de coeurs romantiques et de tripes aux senteurs de souvenirs fionesques.
Aléa ejacula est comme disait Dyonisos en fin de beuverie.
Je viens d’avaler un moucheron dans ma dernière gorgée de mon deuxième verre de blanc. Par ailleurs délicieux.

On cherche toujours un endroit aimé où poser son âme si elle revient. J’aime cet endroit du moins c’est ce que je me dis à l’instant d’après un petit déjeuner avec vue. Combien de temps durera cet instant ? J’en ai cure. Le temps se déplace immuablement, translate les émotions. Une photo un moment.

2004

Je ne suis plus malade de ma maladie.

02.12.2016
Beaucoup de plaisir à voir « envoyé spécial » ce jour.
Beaucoup d’humour les juifs ultra orthodoxes, qui les rapprochent des islamistes ainsi que des monothéistes radicaux… et il yen a…
Finalement je me demande si Rimbaud avec son « Merde à Dieu » ne serait pas curieusement un visionnaire…
Mais je suis certainement influencé par la désinformation des médias. Nobody’s perfect.

Bon je vais me coucher et une ptite prière pour me remettre le vide en place me fera du bien.
Désorienté j’sais pas comment m’y prendre par manque d’entraînement
Le ptit mur des lamentations que j’ai ramené de Jérusalem, le tapis du Maroc que je disposerai dans la direction de 121 degrés de Lausanne, les grelots d’Inde et m’enfumer d’encens, les moulins de prières du Tibet pas ceux de Hollande, mon ptit Bouddha vietnamien et sa fleur de Lotus, voire sa version tantrique karma soutrienne, ou des bondieuseries bien de chez nous, version FN protégée.
Peut être cracher sur vos tombes dixit Vernon Alias Boris.
Finalement j’opterai pour les Grecs de 500 AVC (av. JC) préférence nette pour Dyonisos.
Amen.
Mauvais goût que j’adore car je le vaut bien

03.12.2016
des recettes de cuisine, des enfants adoptés souriants, des cadavres parmi les obus, des riches qui crient misère, de la malbouffe, des coins de paradis caribéens, des sites de rencontres, de la politique amusante … l’inventaire de Prévert mis au goût du XXI par nous sur FB.

Autres dates

Luc regarde dans la glace matinale son visage défraîchi. Cette phrase, il en rit d’un rire franc, immédiat.
Il vient de comprendre son vautour. Il caresse son cou rose et rugueux puis descend délicatement sa main le long des plumes noires brillantes, presque bleues puis le duvet de sa poitrine. Oiseau insidieux destructeur. Luc n’osait plus fixer le détail d’un paysage si beau soit-il

La statue en marbre blanc aux rondeurs des seins et des fesses la fascine. La dureté et la froideur de la pierre l’éblouit. Il l’a aimée.. Il l’a rêvée à défaut de la posséder. Pas une fois en de nombreuses années passées à ses côtés elle n’a exprimé un moindre sentiment. A part ses chats bien sûr.

L’amour n’a pas à être assumé. Il s’assume. Il prend il consume, il est bonheur, il est braise et cendres tout et rien. Les contraires, les paradoxes. Il est la foi qui s’explique pas qui se vit comme telle. Luc ne supporte pas s’entendre dire ne pas assumer l’amour. Il est amour.

Le couple doit s’assumer avec ou sans amour.  La procréation, le principe de survie.  Il est le regard de soi et des autres.

La frite du sud

Prostré, le regard prostatique impassible fixant au loin le chien pissant contre la tour de Pise la patte levée dans le bon sens il se remémore l’effondrement  des petits pipis, du goutte à goutte des petits jets au contrôle délicat n’atteignant le fond qu’après de longues sécheresses d’avancées du désert. Dixit San Colorado abreuvant Las Vegas interdit d’une digne mort en mer affamant pécheurs poissons et insectes.
La jeunesse est loin de ses chutes des reins de ces chutes niagaresques de ces érections San Gîminianesques. Voir et croire les contes des mille et un culs de sac les impasses et le reste qui suit
Alors assis sur une fleur de lotus tout finit par un éclairage interne évacuant la nuit des temps. La paix enfin, il nous fout la paix au forceps illumination pascalienne joie joie rictus

Alors il contemple les belles et jeunes plantes mini shorts aux poches qui dépassent comme moi les couille qui manquent d’air. Les jeans déchirés les coeurs déchirés par de pauvres enfants. Qu’une question de bourses il monte les croupes façon acropole mais il préfère les croupes simples authentiques de là bas
Débordant d’hormones trop de kilos elle débat s’assurer des lits d’hôtel ne pas les casser. Et sa copine.

Rachida a beaucoup changé. Son homme est gras au ventre qui ne se voit plus pisser une quenouille dont on ne sait de quel pli elle pousse. Des bouées comme poignées d’amour, des bouées de camion, de track, enfin d’une énorme machine. Elle s’y accroche mais glisse devant l’énormité effrayée de la noyade de tempétueuses étreintes elle plante ses griffes dans la graisse telle l’ancre et la plume. Comment peut elle bouffer de ce porcidé. Pour elle dans le porc tout est bon y a rien à jeter surtout pas les bourses. Elle n’est plus la même elle a beaucoup changé tellement.

Sur les recommandations de la SPA pour pas qu’il se reproduise le vétérinaire à coupé les couille au chat qui hurlait puis à proprement suturé le tout. Le chat n’avait jamais baisé. Le lendemain pour pas qu’il se reproduise j’ai coupé les couille au vétérinaire qui a hurlé j’ai suturé le tout proprement. Depuis il n’a plus castré un chat.

Au portant couché sur la banquette arrière, il goûte le vent et le bruit de l’eau. Il écarte les jambes effluves de caresses. De l’art brut sans croisades, intégrismes, de l’art brut.
Il arrive vêtu d’un ensemble débardeur blanc avec pompon jaune aux fesses une petite aile d’ange gonflée aux épaules le visage de clown. Avant de me serrer la main il me montre fièrement ses attributs féminins me raconte son long et difficile combat contre lui même et surtout contre l’enfer c’est les autres. Veut il m’éclairer sa souffrance combustible de son énergie de vie ? Il est jovial, plein d’empathie, un grand rire d’éclat entraînant. Il fait dans le spectacle sans succès mais persiste.
Elle est présentatrice d’une émission de TV à forte audience tellement forte que j’éteins après 5 minutes. Il joue de la guitare en dilettante défait la mode tendance et invite l’inutile. Elle en tombe amoureuse il la fuit elle le rattrape et le présente à son staff musical qui en fait un produit de consommation et devient la coqueluche.
Elle est haute couturière et relookeuse. Elle doit redisigner sa collection de printemps d’urgence, les jeunes ayant likés par millions la fête débridée nouvelle tendance. Toujours s’adapter, suivre la like-mode revenir vintage remonter les bretelles 80 90 enfin c’est fatigant. C’est comme ça qu’il l’aime dans sa fougue de l’inutile, dans l’argent facile inconsistant. Et il insiste lourdement.

On cherche ailleurs ce qu’on a ici.
Les vieux grecs n’ont plus de visage. Ils ont tellement aggravé leur visage qu’ils n’en ont plus
Amazonia Land.
L’Epidémie de 2’530 avait décimé 95% de la population mondiale, la réduisant à 320 millions, la bactérie cyclospongia en étant la principale cause.
D’autre part l’empreinte écologique causée par l’humanité avait drastiquement épuisé la biocapacité de la terre. Les conflits amplifiés considérablement pour l’accès aux ressources. De terribles famines complétaient la dissémination. Seuls la Chine et l’Inde avaient eu une politique de vision long terme en colonisant l’Afrique et l’Amérique du sud. L’Europe s’était disloquée en proie à des disettes récurrentes. Seuls quelques 10’000 hommes survécurent. Aucune explication scientifique à ce phénomène. Pour la survie de l’espèce il était essentiel de les entourer des protections les plus élaborées. On les avait concentrés dans les régions les plus sûres à l’écart des transmetteurs de maladies. C’est ainsi qu’ils furent répartis dans les réserves protégées des îles de la Grèce antiques. Le climat sec et chaud diminuait fortement tout risque bactériologique ou viral. La notion de pays avait disparu les enjeux politiques n’ayant plus de sens. Et ce texte n’a aucun sens.
Les banques de graines les banques de spermes le dégel des glaces tout était fait pour protéger la vie.

Les lieux de culte on y va porteur ou non de foi. Saint ou Démon on y va porteur de paix ou de massacres. Dans une église Luc attend  l’éjaculation de foi qui ne vient toujours pas.
Il cherche les faux culs baisables, il se fatigue, trop c’est trop.

Buvons à la santé de ceux qui ne savent pas encore que Dieu est tout à fait mort
Mangeons à la santé de ceux qui ne savent pas encore que le Monde est tout à fait mort
Baisons à la santé de ceux qui ne savent pas encore que le Poète est tout à fait mort
Amour joie puissance argent bonheur gloire orgueil déchéance misère… tout est permis

Les toilettes
L’année passée, 2015 les toilettes ont rendu l’âme. Nous avons dégagé nos superflus gustatifs à l’ancienne à savoir accrochés à la plage arrière de Petilou. L’avantage étant de se nettoyer le fion avec la main droite pour les droitiers gauche pour les gauchers l’inverse étant recommandée dans certains pays.
L’hiver passé le bateau étant sorti de l’eau, on m’a recommandé de mettre de l’huile dans les toilettes pour éviter qu’elles se grippent. Ouvert à tout conseil éclairé, j’ai délesté ma bouteille d’huile d’olive extra vierge de quelques goulées dans l’orifice ad hoc.
Grand bien me fasse, cette année la pompe s’est mise à hennir des hi han insupportables.
L’essai de réparation l’autre jour s’est avéré catastrophique.
Aujourd’hui nous inaugurons la nouvelle pompe. Un vrai délice frôlant la délectation.
Que du bonheur pour ma prostate.
La manivelle du guindeau.
Lors de la traversée vers Corfou nous faisons halte à l’ile Erikoussa. Pierre s’occupe de l’ancre. A peine je lui recommande de faire attention à la manivelle que j’entends « merde je l’ai lâchée ». Heureusement par 4 mètres de fond il a pu la récupérer.

Le port du Pirée
Le chien patte cassée caresse du museau le sans abri qui dort. Les immigrés dorment dehors dans le port. Le vieux patron du café
Le pain rind au sésame et le capucino
tout ça est beau

Passe moi l’éponge
Je transpire du coeur
je pleure le silence
je pleure il n’y a pas de réponses
solitude
À 50 ans
On a mal au temps
Mais c’est le temps de sagesse
Faut pas l’arracher
A 50 ans
On a tout fait pour perdre son temps
J’ai pas le temps je trouve pas le temps
Que de temps perdu
A force de lui courir après
Il en est mort le temps mort

J’en sais quelque chose
Le temps mort et celui qu’on resuscite
Le temps réel et virtuel
Le temps des cerises
Un temps pour tout
A la recherche du temps perdu
Deux temps trois mouvements

Aide moi
Aide moi à trouver ma voie
La lumière ne l’éteins pas
Aide moi
Aide moi à trouver l’amour
L’amour en moi ne l’éteins pas
L’enfer c’est complet
Le paradis c’est complet
Dieu est mort
Tout est pourri
Aide moi
Aide moi à te retrouver
Depuis que t’es partie en ville
Je suis parti en vrille

Passe moi la
Bouteille de wisky
Passe moi la
Cte belle fille
Faut avoir l’air
J’ai pas l’air
L’air du temps
J n’ai plus l temps

amour violence
déséspérance
au regard
giratoire

l’âme tourne tourne tourne

île d’amour
fais le tour
attends
prend le temps
l’âme tourne tourne

a quand le jour de ton retour
les sentiments
brouilards lointains
refont le monde
clair obscur

l’âme tourne tourne tourne

amour violence
dans l’aisance
un point rond
giratoire

l’âme tourne tourne tourne

île d’amour
au lit contour
20 fois par jour
je fais le tour

a quand le jour de ton retour

l’âme tourne tourne