3 secondes

Les mots du jour

Eh bien ta soirée ?

Les 3 Secondes

La journée touchait à sa fin, il faisait doux. D’habitude, à cette heure, assis sur les marches de l’escalier donnant sur la terrasse il rêvait, un whisky à la main, fumant la seule cigarette du jour. La petite maison blanche et sa terrasse en bois de pin délavé par les années. C’était son rituel. Mais là, ce jour, il parcourait à grande vitesse le chemin longeant la falaise. D’un côté la mer dont les vagues déferlantes venaient grignoter de grandes parois calcaires, de l’autre les champs de colza, de blé et de lin bordés de coquelicots. La pluie venait de cesser, le soleil éclairait, sur une toile de fond de restes de nuages noirs morcelés de touches de ciel bleu intense. Les couleurs, violentes, éclataient, beauté éphémère rouge, jaune, bleu, vert.
Etourdi par cet instant, il pressa sur l’accélérateur « pied plancher ». La voiture s’élança, enfin libérée, respira l’asphalte, quitta la route, dévala le champ de luzerne tout en absorbant les irrégularités du terrain. Il tenait fortement le volant évitant l’embardée, l’écart dangereux qui pourrait arrêter son élan. Le bruit du moteur était insupportable, il ne l’entendait plus. Les sondes, les fils électriques les écrans cardiographiques se détachaient quittant ses obsessions. Le bolide prit la rampe de lancement des deltas et parapentes éclatant les bordées.
Puis ce fut le silence, trois secondes de silence. Trois secondes où il se surpris d’un immense bonheur enveloppant. Un peu comme lorsqu’il s’envolait de la même rampe en delta et côtoyait les mouettes rieuses. Trois secondes où il put revivre chaque nano seconde de sa vie. Au début il ne croyait pas qu’on puisse en si peu de temps dérouler tout le parcours d’une vie si longue soit-elle. Son seul regret, na pas stopper un plan de bonheur particulier et le goûter juste un instant, rembobiner le film ou glisser la souris vers la gauche de l’écran de quelques centimètres.
Puis le choc dont il n’eut qu’un faible aperçu. La voiture éclata en plusieurs morceaux et s’enfonça dans la mer absorbée par les vagues curieusement vertes ce jour. Chose étrange le moteur se détachât de son socle fut projeté contre la paroi de calcaire rebondit puis se figea sur une excroissance rocheuse retenu de la glissade par le tronc d’un arbre. Que faisait cet arbre à cet endroit, à cette heure de la journée ? une légère fumée blanche entourant le moteur, de légères écumes blanches où disparut la voiture, puis plus rien. Ainsi se termina le parcours de Martin

Pourquoi

Les pourquois sans réponses, il y en a eu tellement tellement que leur pesanteur du début ont fini par s’éclaircir cumulo nimbus de fin de jour se dissipant filaments dorés et rouges de repos de soleil. Pourtant le dernier pourquoi lui restait en travers de la gorge. Le choix. Quel chemin prendre, un fleuve qui se divise, avec ou contre le vent, l’interminable queue de paumés sortant du convoi, queue qui se divise sous le regard narquois des SS. Quel chemin de la délivrance ? Dans cet instant il ne savait toujours pas si son choix avait été le bon, mais il était heureux.

La réponse genre

J’ai bu puis au retour chez moi j’ai vomi et pleuré et tout ça se mélangeait avec les bribes de cette soirée de merde. J’en ai marre. Je suis fatiguée de moi. Un ventru imbibé m’a accostée. L’air Interressant genre baba branché. On s’est conversé genre ce genre de soirée bons petits fours alcool à profusion même champagne et des tas de tableaux sculptures qui indiffèrent. On est là pour voir et se faire voir. Je me vois encore en train de lui parler genre Sartre, une touche de Gogh j’ai même abordé Sade dont j’avais fait mon travail de thèse t’imagines. Comme lui je l’écoutais mélangé aux odeurs d’alcool et de salées au fromage 🧀 C’est fou ce que ça sent fort le fromage. Je trouve mauvais goût dans ces soirées. Puis Ie bruit comme toujours dans ce genre de soirée. 0n ne se comprenait que par bribes genre les appels Whatsapp mal communiquants. On s’est séparé genre « on s’appelle c’était sympa à bientôt » puis le vide le bourdonnement.Le vide surtout. Un taxi et me voilà at home sweet home. J’en ai marre. je ne sais plus quoi faire. J’en ai marre de quémander l’amour J’irai même jusqu’à descendre d’un cran jusqu’à dire la baise. Deux ans déjà que je suis seule.Deux ans à m’occuper seule. J’ai tout fait les sites de rencontre les influenceurs les sites pour sortir ensemble, cheval bicyclette marche. Les putains de selfies sourires 😃Mais je rentre toujours seule. Alors je me masturbe une fois par semaine, Je me gode vaseline J’ai peur que ma chatte rétrécisse. Je m’en occupe comme ma plante grasse que J’arrose une fois par semaine, le même Jour. Au moins c’est un clin d’oeil. Je veux encore y croire. Dix ans que Martin…

… à suivre je sais pas quand, je voulais toujours être devant

La Sirène

Les petits courraient devant, devancant leur mère. Un vent frais de printemps adoucissait la force du soleil posé dans un cadre bleu très bleu. Ils s’elancaient vers la mer et fuyaient en se retournant les vagues menaçantes. Leur cri de frayeur et de joie amusait leur mère. Seuls sur cette petite plage au pied de la falaise, ils y venaient souvent. Que de bons souvenirs, les pic nics, les châteaux de sable, la pêche au filet à marée basse où on ne ramassait que des algues ou quelques crabes paumés. Les enfants s’étaient éloignés. Dans sa robe légère elle se sentait belle et revivait les instants passés à cet endroit. De loin elle les vit soudain figés. Que regardaient-ils? une méduse, de ces grandes gélatines terminant leur parcours poussées par les vagues sur le sable, un reste de bois vieilli par un séjour salé de liberté. D’habitude ils se lassaient vite de leurs découvertes. Mais là ils ne bougeaient pas comme figés par une apparition. Inquiète elle pressa le pas. « Maman regarde une Sirène  » dit Chris l’ainé. ‘ Il en avait rêvé des sirènes des histoires racontées par leur mère. Le cri d’effroi la prit à la gorge lorsqu’elle vit l’apparition. Le Cri de l’Eugénisme. La Renaissance de Botticelli, la renaissance, pourquoi faut-il toujours des références culturelles comment sortir de ses griffes, toiles. Des vagues se retirant en doux filets dégajaient un visage, le visage de la vierge de Botticelli.

Les Vieux en Amazon

Qu’il est loin le temps des rugosités de nos âmes d’adolescents des « famille je vous hais » (6.90€ chez Amazon) « j’irai cracher sur vos tombes » (5.49€ en format Kindle chez Amazon) « merde à Dieu » (2.49€ en format Kindle chez Amazon) où nos hormones poussaient telles les folles sois disant mauvaises herbes.
Un demi siècle et nous voilà lassitude de nos corps, lissitude de nos âmes.
Nous chantions « Les bourgeois » par pudeur nous n’osons encore murmurer « Les Vieux« 
Il nous reste le foisonnement des selfies de nos petits bonheurs « qui se ramassent à la pelle » glissements des mauvaises herbes aux feuilles mortes
Comme j’aurais aimé monter les furieuses amazones

Repas du soir

Ce soir et comme chaque soir je demande à ma charmante serveuse les plats proposés. Je me l’attribue rêveusement d’un droit de cuissage non cellulité. De l’agneau me dit elle. Puis se reprend et d’un geste circulaire de la main caresse son ventre “bandante ma non troppo” et me dit
– tout ce qu’il y a là dedans.
Adorable. J’imagine un cuistot 5 * présentant sa fricassée de la sorte à des clients dont la congestion faciale ferait fuir les rats les plus coriaces.
Mais moi, oui moi, digne fils d’une normande dont le premier bain fut de la crème et du beurre, défenderesse des intérieurs tripailliers je me plongeait dans l’entraille des entrailles de ce plat typiquement grec. Délectation suprême dans les pourtours de foies, de coeurs et de tripes aux senteurs de souvenirs fionesques.
Aléa éjacula est comme disait Dyonisos en fin de beuverie.
Je viens d’avaler un moucheron dans ma dernière gorgée de mon deuxième verre de blanc. Par ailleurs délicieux.

Repas du soir 2

20h du porc sauce vin et les légumes grecs incontournables. La serveuse, j’adore les serveuses, belle comme un orage espagnol exporté en Grèce me propose un demi de blanc, ce blanc qui se boit comme de l’eau. Je la regarde me voyant la boire en vin blanc qui se boit comme de l’eau. Belle noiraude elle me touche l’épaule  en me parlant, ce soir dit elle faut admirer la pleine lune, lune de miel grec l’une éprouvée végétative, l’autre de peuplades qui se dressent stalacmites. Suis je bien là ? je ne suis plus le déroulement du romantisme grec. Elle me dit que je dois prendre un bain de mer levée de lune. Je me présente en « poor lonesome old playboy » ce qui la fait rire de politesse et moi de polyfesse. Je confesse ma vacuité dans l’espoir de la voir gorges chaudes et profondes aux abois en mer et les lunes à mes côtés. Peine perdue. Rencontre de type improbable. Improbable

Elle me dit « On cherche toujours un endroit aimé où poser son âme si elle revient ». J’aime cet endroit du moins c’est ce que je me dis à l’instant d’après un petit déjeuner avec vue. Combien de temps durera cet instant ? J’en ai cure. Le temps se déplace immuablement, translate les émotions. Une photo un moment.

Repas du soir 3

Je mange un thon avec de la horta légume grec. Un violoniste de rue joue le romantisme fané dans les tons passés. Mon regard ne voit que les couples qui s’emmerdent peut être par condescendance à ma solitude. Ces couples qui ne se parlent presque plus. A côté il s’est gavé de steak frites et de vin comme pour déboucher le surplus genre soude caustique. Il chantonne l’air de musique qui rampe dans les roses. Elle le regarde de ses yeux d’huile de vidange espérant qu’il lui roucoule cette nuit de ses ronflements amoureux. La graisse le réconfort de ceux qui glissent et disparaissent en silence.

Les Parents

Pendant ce labeur mon regard se pose sur un autre bateau où se prélasse le couple d’italiens vus qq jours auparavant. Au paravent du bimini ils sont beaux. Lise et Antoni peut être. Elle, enveloppée, plutôt très enveloppée, ayant bien calé ses débordements dans l’angle droit de la banquette du cockpit regarde un film sur son Pc. Lui, la peau sur les os et protubérance de pace maker sur le thorax, sourire doux aux yeux bleus plantés loin, très loin, genre objectif déréglé, a ce regard vieux délavé qui ne voit « rien », certains diront « tout » les philosophes n’étant toujours pas d’accord sur le propos, fort heureusement d’ailleurs.
Et là mon esprit part. J’ai toujours la crainte du non retour, du cul de sac.
Premier plan, Lise assise aux Assises, en pleurs, pleurs discret d’une âme profondément pieuse et sincère. De ces grands mères qu’on veut enlacer, embrasser.
– Les jurés ont décidé à l’unanimité votre culpabilité pour meurtre de votre mari avec préméditation. Les médecins légistes sont formels vous avez étouffé votre mari en lui bouchant ses voies respiratoires de votre sein droit. Vous saviez qu’il avait une assurance vie fort importante qui vous reviendrait en cas de décès.
Se sentant faiblir, le regard vide, livide, Lise revit en flash back ses derniers instants en compagnie d’Antoni. Leur rencontre avait été un coup de foudre. Beau comme une série américaine. Ils avaient passé une vie à construire une vie. Sans enfants ils s’étaient progressivement soudés l’un à l’autre en un. Ce jour là ils s’étaient promenés en bord de mer dégusté des glaces, les italiennes, les meilleures au monde qu’ils avaient coutume de dire. Puis s’étaient assis sur le même banc de bois au pied de la falaise blanche (y en a qui sont pas blanches ) coiffée d’un gazon vert (y en a qui sont pas vert) et comme tous les soirs d’été attendaient le coucher de soleil. Particulièrement flamboyant cette fois. Très émus et sans maudire comme le font si souvent les vieux, ils rentrèrent chez eux en se tenant par la main.
Dans la cuisine petite propre aux senteurs javel elle lui prépare son plat préféré qu’elle lui a servi la première fois il y a si longtemps. Le temps n’ayant plus la convenance d’autre fois.
Rose d’émotion elle lui apporte son assiette. Lui son regard se voile d’émotion. Émotion oui un couple d’émotions.
Puis se déshabillent, elle, ses dessous brodés fleuris, pose son “origine du monde” parfumée sur lui et le taquine doucement. Il se sent gonfler comme si le temps s’était arrêté. Le rythme s’envole, elle aux gémissement lui aux râles, le temps du plaisir si long, ils se tiennent retiennent s’enlacent, ne se lassent, se délassent. Ne se délaisseront. Ils s’ouvrent puis se rétrécissent et doucement elle le recouvre. Un dernier râle bref les lèvres accrochées à son sein droit et ils s’endorment. Il ne se réveillera pas.

Martin

Il ne supportait pas sa médiocrité. Depuis enfant il se l’est toujours entendu dire par ses parents, son entourage, murmuré par les enseignants à l’école. Et surtout les filles, et surtout les filles. Il s’étouffait en silence, l’oxygène se faisant rare. Le monde rétrécissait le jour puis s’ouvrait la nuit lorsque le monde s’enfonçait dans le silence. Là il se parlait monologue troubadour jusqu’à épuisement jusqu’à sommeil.
Mais le temps faisant, il se l’est appropriée, sa médiocrité, compagne

Lyia


Tout est disproportionné chez elle rien de superflu. Une éponge aspirateur générosité des quatre coins cardinaux, baignoire débordante où il fait bon dormir, bassine recueillant l’eau de pluie pour les lendemains enchanteurs. Ses jeunes souffrances l’ont fait comprendre et aimer les humains. Tout contact avec Elle était désarmant. Elle ne se voulait pas sainte prêtresse déesse. L’amour un fleuve débordant ramassant tout sur son passage animaux végétaux des hommes des femmes des enfants des confettis, elle le donnait et encore plus. Les rires a gorge déployée les préliminaires à gorge profonde elle aspirait de son amant le stress les dépressions le mal de vivre de gerber les bonheurs d’hier et de demain le séchant comme une baudruche dégonflante. Amoureuse de la chair pas végétarienne pour un sou encore moins végane. L’amour les speribs le gras coule le long des doigts dans la bouche les choppes de bières fraîches par une soirée d’été…

Lui

Il a disséminé tous les autre, les a répudiés, extrusés pogromisés, désoxygénés étouffés évaporés, la grande rafle.
Les grecs, les affricains, les indiens, les polynésiens, les impolinésiens et encore bien encore.
Son Royaume le seul Lui le seul a inséminé les suivants, les survivants.

Mère

Je lui changé la couche une fois. Habituellement ma soeur s’en occupait.
Mère sans pudeur, un moineau déplumé, se tenait debout dans la salle de bains, fragile, ailleurs et présente, quelque peu gênée. Le regard doux absent ne cherchant pas le passé étant juste là, ici, simplement. La prendre dans mes bras doucement sans la briser, la casser et pleurer et pleurer.
Retirer sa couche humide maladroitement, faisant semblant de je ne sais quoi, je voyais l’origine du monde d’où mon origine. Un monde parallèle d’incompréhension de tristesse, de bonheur, d’incompréhension. Un monde parallèle de présence et d’absence et rien à quoi se raccrocher.
Elle était si belle, tant d’images, d’odeurs, de caresses, la Normandie, le Brésil, puis tout se dilue, un lent tourbillon, les yeux se voilent, le Présent un point c’est tout.
Dans son lit de mort un monde parallèle, l’incompréhension, la douleur impalpable et le paisible. Des images ancrées. Dieu.

Père

Au crépuscule, des caresses déplacées, indécentes. La mémoire efface, l’encre refait surface. La mémoire efface, l’encre refait surface. La mémoire efface, l’encre refait surface. Indélébile.
Résumer une vie sur un dérapage, une sortie de route, une route de la pauvreté orpheline à une aisance famille construite brique à brique « tijolo com tijolo »
L’enfouissement des sentiments dans la poitrine chargée débordante, un chiffon forcé dans la bouche, la gorge, un étouffement d’une vie. Mais une naissance reconstruite un équilibre instable pour protéger une famille qui à lui a été volée. Une fierté modeste.
Le bonheur une touche de multiples petits bonheurs, une touche impressionniste couleurs douces contemplation silencieuse.

Martin

Martin nihiliste pour jouir dans un cul de sac. Il avait coutume de dire « être nihiliste c’est enfin croire en quelque chose, avoir la certitude de Dieu ou celle du Non Dieu » avoir la certitude des imbéciles et le doute des génies. Il était ni l’un ni l’autre appartenait au monde de l’indifférence.

Petit il ne mangeait pas. On lui plaçait le bocal avec ses poissons rouges pour le distraire. La main dans l’eau essayant de les attraper, il ouvrait la bouche avalant la cuiller de porridge sans s’en rendre compte.

Le rêve 1


Je grimpe les sentiers arides bordés d’oliviers et figuiers parfumés comme déjà mentionné et me voit d’un coup projeté dans le désert. j’ai soif très soif, bouche et gorge sèches. Harnaché d’une combinaison de camouflage aux couleurs beige et vert pareilles à celles à la mode, qui font fureur, portées par les adolescents en mal d’hormones. Un sac à dos lourd, un casque vert brûlant un fusil d’assaut des bottes épaisses des grenades qui pendent comme des couilles, des jumelles qui se ressemblent comme une goutte d’eau, j’ai tellement si soif… Je pense l’eau, de là, plutôt de là bas au prochain oasis et saute sur une mine. Quel drôle de nom ! Les jambes arrachées la douleur ne s’étant pas encore réveillée car j’avais mal dormi la nuit passée, un peu sonné ne comprenant pas très bien ce qui se passe, j’me dis  » tu ne dois pas avoir bonne mine » et me mets à rire la bouche dans le sable, pas commode. La douleur se réveille. Faut que je dégage pense-je pour la fuir. Qu’est-ce qu’on peut être con dans ces rares moments privilégiés. Activant mes coudes j’avance certainement trop lentement car la douleur me suit. Salope !
Une petite baraque devant laquelle une famille me regarde indifférente. Ils ont l’air humble des pauvres. Mon regard se voile. Les vaches, c’est pas parce qu’ils sont pauvres qu’ils peuvent pas me donner un coup de main ou de pouce, j sais plus l’unité du lieu. Et paf une roquette s’abat sur eux qui disparaissent du paysage, mais me broie le bassin. Là je suis foutu. Serein je fais un rapide flash back (retour en arrière) de ma courte vie de vingtaine épanouie. Je me réveille en sursaut en sueur des hoquets d’angoisses. Putain de cauchemar. J’essaye de me calmer, m’assoupit puis d’un bond cours empaqueter ma femme et mes enfants. Faut quitter ce lieu sordide infesté de dictats d’insectes de tensions de bagarres de coups fourrés. Faut qu’on s’tire ailleurs. Première agence du coin, premier avion du jour, nous décollons. J’avais juste demandé un coin pacifique n’importe lequel. Ce produit est complet m’a dit l’agence du coin. Alors nous avons opté pour une des rares îles du pacifique si ce n’est la seule qui ne soit pas en guerre sainte. Vieille, très vieille rengaine toujours d’actualité comme s’il fallait se taper sans cesse sur la gueule. Belle île en mer, nous y resterons. Des fleurs nourricières des plages sauvages. Et je me réveille de nouveau. Il est midi Dr Schweizer et maman râle. Tu dois te présenter au service militaire goures toi tu seras en retard… fin merdique des mers dites paresseuses

Le rêve 2

Trop complexe éperdu, Jan sort prendre un deuxième café à l’extérieur. Il aurait pu sortir à l’intérieur mais trop compliqué et de nouveau abscons.
Oubliant ses souliers  il monte la colline en chaussettes au bistro d’en haut.
Plus de café il descend de l’autre côté de la colline, contourne la colline se perd et Maurane avec. Demande au bistro du coin la direction du retour, la sommelière ne sait pas lui demande d’où il vient et me propose d’aller où je veux, drôle de réponse absconne, c’est comme s’il n’y avait pas de présent ou que nous n’étions pas présents. Comme si Jan était moi ému. Elle me met dans la main deux fois 10€ d’un client qui est parti sans prendre le change
Je n’arrive pas à lire le gps ne reconnaît pas ce qu’il affiche et la batterie est à bout  à bout sommes perdus sans tabous. Nous  nous trouvons en bord de mer les vagues traversent le muret nous sommes complètement trempés. Moi qui ne voulait pas mouiller mes chaussettes
Nous quittons la plage et pour rejoindre la route passons par une maison basse blanche aux boiseries bleues la seule des maisons alentour dont une porte est ouverte. Malgré la beauté du site étrange endroit. Omettre les virgules rend les phrase éthérées des sens. Nous nous trouvons dans une petite chambre avec trois réfugiés et un bébé. Deux noirs et une blanche qui nous tend son bébé. Nous passons dans le couloir où sont entassés plusieurs hommes et femmes noirs ou nègres sais plus comment faire le ménage des susceptibilités. Semblerait qu’un noir qui s’assume se veut nègre et qu’un nègre que ne s’assume est un noir défini par les blancs. Nègre est le terme exact dixit land wiki va à la chasse d’eau investi le futur “En français, le substantif a pris avec le temps une connotation péjorative qui est remise en cause par le mouvement de la négritude.” dixit l’aimé Césaire (facile) C’est vrai ? Un d’eux vient vers nous. Une vraie baraque. Je lui demande la sortie me répond qu’il n’y en a pas. Alors je me dirige vers la porte d’entrée, mais il m’empêche de passer. C’est une porte d’entrée vous ne pouvez pas sortir. Je sens l’arnaque, je sens l’ail de midi remonter la pente. Il me transmet le sentiment virtuose de son sort pas d’issue de son sort cul-de-sac.  D’ailleurs il a un beau cul malgré son sac (facile) Il nous prend par la main et nous enferme dans une toute petite pièce où végètent   deux personnes méconnaissables vu la moisissure. Panique à bordel. Quelques instants passent l’impression de jours puis nous sommes introduits dans la pièce d’à côte. Un homme et un femme blancs s’affairent des papiers partout un capharnaüm. Ils nous laisseront partir au prix de 300€ chacun préparent les documents de sortie. 600€ !!! Je gueule, mais devant la présence de tous ces yeux vers luisants qui grouillent ces cafards aux regards ces moisissures nous payons et quittons ce lieu. D’ailleurs je ne sais pas d’où vient cet argent présent dans ma poche pantalon repassée. Nous gardons les documents on ne sait jamais pour l’école des petits.
Nous sommes encore trempés et moites. Nous allons dans l’Hôtel le plus proche. La princesse doit venir et nous voyons déjà sa soeur et son amie
Je veux simplement rentrer chez moi mais tout a l’air compliqué et je suis fatigué. Nous faisons l’amour standard, plus le courage pour le tantrique, pour passer le temps et c’est très bon comme ça.

La première fois

Il lui a fallu tellement de temps pour domestiquer le petit bouton pourtant elle l’avait initié de long en large en travers en parallèle en diagonale le chemin le plus court excluant tout subterfuge missel mi raisin des cantiques rabajoits mais décidément il n’y arrivait pas même qu’elle disait tu vas chercher de l’eau dans le puits d’à côté puis reviens l’arroser mais il n’y arrivait pas il comptait les boutons pour s’endormir elle le réveillait revenons à mon bouton qu’elle susurrait mais du doigt timide tremblant bandant il partait à sa recherche et comme dans un cauchemar le bouton se déplacait au moment du toucher et se cachait sous une petite et grande couverture. Con comme un balai il alla chercher l’hallali le seau du puits et elle le gifla.

L’île

Assis sur ou plutôt dans un transat (10.€ chaise longue) un re-verre de whisky à la portée de lèvre le regard longiforme des horizons. La mer avait les adjectifs fânés des retours des vacances  » cristalline turquoise top des 20 plus belles plages du monde pour les pigeons voyageurs »

A suivre

La pensée unique des animaux puis des hommes. Les religions ont délivré ces derniers des psoriasis de l’âme pour accepter de vivre de horreur et la félicité. Les animaux se contentent de la survie pas de place pour Dieu

Il y a 3 principes la vie la reproduction et la mort

Tout le reste est constitué d’aléas fluctuant dans l’espace et le temps. L’homme a fait un pas de plus que l’animal on autres « vies » pour sa propre destruction. Cela n’était pas planifié d’avance. Du pur hasard

Les Amazones et l’île

Je fais mes courses dans le marché à idées.